The mass rape trial that shook France is entering its final phase after ten weeks. But its implications for how we think about sexual violence and who experiences it will last much longer.
Gisèle Pelicot, 72, testified to her ex-husband’s repeated, long-term sexual abuse. Dominique Pelicot admitted in November 2020 to drugging his then wife over nearly a decade, and recruiting dozens of other men to rape her. There are 50 other men on trial beyond Pelicot’s ex-husband.
La pratique de la chasse à la baleine au Japon est revenue en pleine lumière avec l’arrestation de Paul Watson. Mais s’agit-il d’une tradition culturelle ou d’une activité économique importante ? La réponse est loin d’être anecdotique car elle influence aussi la perception de l’action du défenseur des cétacés.
As this year’s UN climate summit reaches its final stage of negotiations, Pacific scholars are calling on world leaders to improve the dispersal system of climate finance to support people living in small island nations.
Amorcé par le précédent gouvernement, le Beauvau des polices municipales reprend le 21 novembre et devrait rendre ses conclusions en mars prochain. L’enjeu est de baliser la future « loi-cadre » que le ministre délégué chargé de la Sécurité du quotidien, Nicolas Daragon, appelle de ses vœux. Ce dernier souhaite renforcer les prérogatives de la police municipale.
Beginning in January 2025, Republicans in Washington will achieve what’s commonly known as a governing “trifecta”: control over the executive branch via the president, combined with majorities for their party in both the House and the Senate.
Former President Donald Trump is the president-elect. He is also a convicted felon, thanks to a jury verdict after a trial in New York state court for a hush money conspiracy before he became president the first time.
Alors que les chauffeurs de VTC se mobilisent pour un meilleur statut et l’amélioration de leurs conditions de travail, où en est la loi ? Si des jugements, en France et à l’étranger, ont déjà permis de rapprocher leur situation du salariat, tout n’est pas encore acquis pour les travailleurs ubérisés.
Robert F. Kennedy Jr. is Donald Trump’s pick to lead the Department of Health and Human Services in the new administration. The idea of Trump, a Republican, appointing Kennedy to his cabinet would have been surprising just a few months ago.
As the nation prepares for a second Donald Trump presidency, some history-minded people may seek understanding in the idea that it wasn’t until Richard Nixon’s second presidential term that the serious consequences arrived.
Le couvre-feu vient d’être levé en Martinique ce mardi 5 novembre, alors que l’île connaît, depuis le mois de septembre, un important mouvement contre la vie chère et des émeutes urbaines. Radiographie d’une révolte orchestrée par un collectif atypique, le RPPRAC (Rassemblement populaire pour la protection des populations et des ressources afro-caribéennes) dont le leader, sans emploi et sans expérience militante, s’est fait connaître grâce aux réseaux sociaux.
Les outre-mer connaissant périodiquement des mouvements de lutte contre la vie chère relayés par les acteurs politiques de la démocratie locale. En Martinique, un mouvement porté par un collectif jusqu’alors inconnu, le RPPRAC, a réussi à fédérer en quelques semaines la frange la plus vulnérable de la société autour d’un enjeu social longtemps négligé.
En marge de cette mobilisation sociale, plusieurs nuits de violence urbaine ont créé des dommages économiques, sociaux, psychologiques considérables. Deux cents entreprises ont été pillées, vandalisées ou incendiées, mille cinq cents emplois sont perdus ou menacés, et des infrastructures publiques ont été endommagées.
Un collectif atypique dans le champ des luttes sociales
À plus d’un titre, le collectif RPPRAC (le « R » comme l’appellent ses partisans qui associent volontiers Rassemblement et Rodrigue, le prénom de son leader), est un objet sociopolitique non identifié. Sans précédent ni équivalent outre-mer, ce collectif atypique apparaît publiquement en septembre 2024 au terme d’un ultimatum adressé deux mois auparavant à la grande distribution pour un alignement des prix sur ceux de l’Hexagone.
Rodrigue Petitot, son président et leader éponyme, n’a ni passé syndical ou politique. Il était cependant connu de la justice pour quelques actes délictuels commis dans l’hexagone. Adepte des réseaux sociaux où il s’est fait connaître, il s’empare du thème du coût de la vie qui le propulse rapidement au firmament de la popularité numérique, en fédérant virtuellement les groupes sociaux les plus vulnérables. Quadragénaire au style débonnaire, il crée l’adhésion avec des « punchlines » combinant français et créole. Secrétaire générale, Aude Goussard est souvent présentée comme l’éminence grise du collectif, en vertu d’un passé militant étoffé dans des formations d’extrême gauche. Candidate aux élections législatives de mars 2024, elle obtient 5,31 % des voix.
Une mise forme inédite de revendications égalitaristes ?
Comparé aux collectifs qui l’ont précédé, le RPPRAC se distingue par plusieurs traits spécifiques. En premier lieu, il n’appartient pas aux corps intermédiaires traditionnels. Il n’est ni une organisation syndicale ni une formation politique. À la différence du LKP guadeloupéen ou du Comité du 5 février (K5F) martiniquais, tous deux au cœur du mouvement de 2009 contre la vie chère, le RPPRAC ne regroupe aucune organisation politique ou syndicale. Ses principaux dirigeants ne sont ni syndicalistes ni militants de partis mais des demandeurs d’emploi. Enfin, le mouvement n’est pas structuré par des organes de décision et des espaces de délibération collective.
Sa direction ne semble pas obéir à une ligne politique claire, référencée et prévisible. Au contraire, les slogans qu’elle diffuse véhiculent des messages difficilement conciliables : « La Martinique aux Martiniquais » mais aussi « La Martinique, c’est la France » ou encore « Nous sommes des citoyens français, nous devons payer les mêmes prix qu’en France ».
Enfin, la manière de mener la lutte est définie par un trio de dirigeants qui entretient la confusion entre la mise en scène d’un populisme décomplexé et la consultation démocratique de la base sociale.
Le rassemblement du 19 octobre 2024 à Fort-de-France en est une illustration. Trois jours plus tôt, un protocole d’objectifs et de moyens de lutte contre la vie chère était signé par toutes les parties, à l’exception du RPPRAC, en vue de garantir une baisse moyenne des prix de 20 %. Cette manifestation retransmise en direct sur les réseaux sociaux, avait pour but de décider la poursuite ou non de la mobilisation. Juché sur une table, en présence du chanteur et rappeur Kalash, le leader du RPPRAC harangue ses soutiens : « Voulez-vous arrêter le mouvement ? », « Êtes-vous satisfaits de l’accord ? » avant d’annoncer la poursuite du blocage de l’île jusqu’à l’alignement de tous les prix sur ceux pratiqués dans l’hexagone.
Vitalité ou une régression démocratique ?
Le succès populaire du RPPRAC dans une partie de l’opinion publique repose sur le différentiel moyen de 40 % entre les prix locaux et en France continentale alors que le taux de pauvreté en Martinique est le double du taux mesuré dans l’Hexagone. Par ailleurs, les élus locaux et nationaux n’ont pas su répondre efficacement à la question du coût de la vie malgré le précédent de la grève massive de 2009 et le vote d’une loi sur le bouclier qualité-prix (BQP) en 2012. L’échec répété des corps intermédiaires à se saisir efficacement de la question des prix a évidemment favorisé l’adhésion des ménages aux revenus modestes aux thèses du RPPRAC.
Après une forte mobilisation, État, élus, partis politiques, et organisations syndicales ont été contraints de (re)prendre en compte cette thématique de la vie chère. Certains dénoncent l’irruption d’un nouvel acteur social aux méthodes populistes, qui court-circuitent les corps intermédiaires institués en revendiquant une communication directe avec le « peuple ». D’autres soulignent au contraire le mérite du RPPRAC d’avoir imposé aux pouvoirs publics la mise à l’agenda de cette question récurrente du coût de la vie outre-mer.
Les uns et les autres confortent par des voies différentes le diagnostic maintes fois établi d’une démocratie locale grippée, dont les acteurs ne parviennent pas depuis des décennies à s’entendre pour apporter une réponse efficace et durable aux problèmes les plus urgents de la population. D’où le détournement d’une partie d’entre elles du jeu politique conventionnel qu’elle juge coupé de ses préoccupations quotidiennes (pouvoir d’achat, logement, transport) et sa disponibilité aux appels d’un « leader en herbe » tel que Rodrigue Petitot en qui elle se reconnaît volontiers.
En réalité, la force du RPPRAC est d’avoir capté les aspirations d’une foule d’anonymes que n’unit aucun dessein politique sinon la même conscience d’appartenir à une société invisible déclassée socialement ou en voie de l’être. Sans emploi ou avec des revenus très bas, ces Martiniquais sont ravis d’avoir enfin trouvé un porte-parole qui leur ressemble et qui relaie sans concession leurs exigences auprès des institutions officielles et du secteur de la grande distribution.
Tendances perceptibles et incertitudes
Paradoxalement, le RPPRAC semble à son tour dépassé par les espoirs qu’il a soulevés. Non seulement ses leaders ne remettent pas en cause l’économie de rente qui a plongé la Martinique dans une crise structurelle depuis quelques décennies mais leurs revendications (l’alignement intégral et sans condition des prix sur ceux pratiqués dans l’Hexagone) sont loin de la placer dans la trajectoire vertueuse d’un développement durable et inclusif, qui appelle au contraire une réduction de sa dépendance alimentaire et la promotion d’un modèle économique alternatif au consumérisme ambiant.
Enfin, si l’opinion publique insulaire soutient largement la lutte contre la vie chère, elle est de plus en plus divisée sur la méthode endossée par le RPPRAC. Si ses dirigeants ne parvenaient pas à condamner clairement voire à endiguer les débordements violents qui émaillent ses actions sur le terrain, ils perdraient immanquablement une partie essentielle de leurs soutiens sociaux qui les désapprouvent sans ambiguïté. En outre, s’ils ne parvenaient pas non plus à convertir le populisme dans lequel il se drape, vers une forme de démocratie participative qui reste à inventer, il se priverait là encore des ressources politiques qui pourraient disqualifier la politique répressive que le gouvernement Barnier justifie actuellement par le désordre engendré par un collectif sans représentativité officielle.
Fred Constant a publié Géopolitique des outre-mer. Entre déclassement et revalorisation, Paris, Le Cavalier bleu, 2023.
CONSTANT Fred, PROFESSEUR DES UNIVERSITES EN SCIENCE POLITIQUE, Université des Antilles
Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons.
On July 13, shortly after Donald Trump was targeted by an assassination attempt, Elon Musk, the billionaire owner of X (formerly Twitter), tweeted to his more than 200 million followers:
Les réseaux sociaux constituent un territoire marketing et commercial essentiel pour toutes les entreprises. Un état de fait qui place les influenceurs au centre du jeu, y compris dans le secteur de la santé, pourtant considéré comme « non marchand » en France. Comme dans d’autres domaines, ces personnalités suivies, voire adulées sur les plates-formes en ligne, sont pourtant en mesure d’influencer la perception des consommateurs envers les acteurs de la santé.
Shortly after Donald Trump was inaugurated as president of the United States in January 2017, George Orwell’s 1949 novel “Nineteen Eighty-Four” shot to the top of Amazon’s bestseller list. Apparently, lots of people thought Orwell had something relevant to say in that political moment.
Necesitamos tu apoyo económico para hacer un periodismo fiable y con valores sociales
PERIODISMO DE DATOS
El periodismo independiente necesita el apoyo de sus lectores y lectoras para garantizar que los contenidos incómodos que no quieren que leas, sigan estando a tu alcance. Si compartes estas preocupaciones y si valoras la labor de un medio libre que se atreve a plantearlas, apóyanos ahora.
PREGUNTAS FRECUENTES
¿Por qué es importante tu aportación?
Tu contribución nos permitirá seguir publicando información esencial e independiente que podrás disfrutar de forma gratuita sin muros de ningún tipo.
¿Si tengo algún problema en mi transacción?
Escribe a Esta dirección de correo electrónico está siendo protegida contra los robots de spam. Necesita tener JavaScript habilitado para poder verlo.